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Etude Norton 2012 : le coût de la cybercriminalité en France estimé à 2,5 milliards d’euros

Le coût par victime augmente en France ; recrudescence des attaques visant les réseaux sociaux et les appareils mobiles
Paris, La Défense – le 5 septembre 2012 – Norton by Symantec (NASDAQ:SYMC) a publié aujourd'hui les résultats de son étude annuelle sur la cybercriminalité, le Norton Cybercrime Report. Cette enquête, l'une des plus importantes du marché, cherche à éclairer la façon dont les activités malveillantes en ligne affectent les particuliers et vise à mieux cerner la façon dont l'évolution des nouvelles technologies impacte la sécurité individuelle. Au total, plus de 13 000 adultes dans 24 pays ont été interrogés pour cette édition 2012 du Norton Cybercrime Report ; les coûts induitsi directement par la cybercriminalité ciblant les particuliers à travers le monde s’élèvent à 110 milliards de dollarsii (87,5 milliards d’euros) sur les douze derniers mois. En France, plus de 10 millions de personnes ont été victimes de la cybercriminalité pendant cette période, engendrant près de 2,5 milliards d’euros de pertes.
Chaque seconde, 18 internautes dans le monde sont victimes d’actes malveillants en ligneiii, soit plus d'un million et demi de personnes chaque jour. Avec des pertes financières qui s’élèvent à 197 $ (soit 157€) en moyenne par victime dans le mondeiv, la cybercriminalité coûte aux particuliers l'équivalent de plus d'une semaine de denrées alimentaires de base pour une famille de 4 personnesv.
Au cours des douze derniers mois, quelques 556 millionsvi d’adultes aux quatre coins du monde ont été victimes des cybercriminels, soit plus que le nombre total d'habitants de l'Union européennevii. En France, un internaute majeur sur trois a été victime de la cybercriminalité sur les douze derniers mois, la perte financière moyenne par victime étant estimée à 247€, soit 57 % de plus que la moyenne mondiale.
Les nouveaux visages de la cybercriminalité
L'édition 2012 de l'étude met au jour une hausse des « nouvelles » formes d'attaques par rapport à l'an passé, notamment celles perpétrées au travers des réseaux sociaux ou des appareils mobilesviii. On peut y voir le signe que les auteurs de ces actes se tournent davantage vers les plates-formes gagnant en popularité.
En France, un internaute majeur sur dix (11 %) a été victime d’une attaque sur des réseaux sociaux ou un appareil mobile ces douze derniers mois. Quant aux utilisateurs de réseaux sociaux, deux sur cinq (43 %) affirment avoir été victimes d’un cybercrime sur leur réseau social. Dans le détail:
  • 11% des adeptes de réseaux sociaux ont signalé un piratage de leur compte et une usurpation d'identité avec usage illicite de leur profil ;
  • Alors que 81 % des internautes majeurs interrogés en France pensent que les pirates se focalisent désormais sur les réseaux sociaux, moins de la moitié d'entre eux (41 %) a adopté une solution de sécurité pour se prémunir de telles tentatives d'attaques sur ces plateformes ;
  • Plus de la moitié (57 %) des utilisateurs d'appareils mobiles affirment avoir déjà reçu un message sur leur appareil mobile, provenant d'une personne inconnue, les invitant à cliquer sur un lien ou à appeler un numéro tout aussi inconnu, afin d'écouter « un message vocal » déposé à leur intention.
« Les cybercriminels changent de tactiques, ciblant désormais les plates-formes mobiles qui sont en plein essor, ainsi que les réseaux sociaux dont les usagers sont moins conscients des risques en terme de sécurité », explique Laurent Heslault, expert en sécurité en ligne chez Symantec. « Une tendance que l'on retrouve dans l'édition 2012 du Symantec Internet Security Threat Report, qui relève près de deux fois plus de vulnérabilités sur les appareils mobiles en un an ».
Le Norton Cybercrime Report 2012 dévoile également que la plupart des internautes majeurs ont adopté les réflexes de base pour se prémunir des attaques et protéger leurs données personnelles, à savoir supprimer les mails douteux et prêter grand soin aux informations fournies en ligne. Cependant, il reste d’autres réflexes à adopter : 49 % des Français en ligne n'ont pas recours à des mots de passe complexes ou ne les changent pas régulièrement. Qui plus est, plus d'un tiers ne vérifie pas la présence du cadenas (un symbole de sécurité) dans le navigateur des sites visités, avant de saisir des données sensibles telles que leurs coordonnées bancaires dans des formulaires.
Autre conclusion de l'enquête : les internautes majeurs sont nombreux à ne pas savoir que les techniques des cybercriminels ont évolué au fil des ans. Une ignorance qui rend difficile l'identification de programmes malveillants, tels que des virus, sur leur ordinateur. En fait, 46 % des internautes français ne savent pas que les logiciels malveillants peuvent s’installer de façon discrète, ce qui rend très difficile la détection d’une machine infectée. 71 % ne sont pas sûrs que leur ordinateur soit exempt de virus et autres programmes malveillants.
« Auparavant, les logiciels malveillants, tels que les anciens virus, provoquaient des dégâts visibles dans votre ordinateur », rappelle Laurent Heslault. « Avant, l'écran devenait tout bleu ou la machine plantait, souvent signe d'une infection. Mais les méthodes des cybercriminels ont évolué de façon à éviter toute détection aussi longtemps que possible. Près de la moitié des adultes en ligne indique qu’en l’absence de dysfonctionnement de leur ordinateur, tel qu’un plantage, ils ne sont pas sûrs à 100 % d'être victimes d'une attaque ».
Toujours l'impérieuse nécessité de mots de passe complexes
Près d'un quart des internautes majeurs en France (22 %) indique avoir été invité à modifier son mot de passe suite à la violation d’un compte mail. A l'heure où les internautes français envoient, reçoivent et archivent une grande variété de contenus, allant des photos personnelles (47 %) aux correspondances et documents professionnels (33 %), en passant par des relevés bancaires (18 %) et des mots de passe permettant d'accéder à d'autres comptes en ligne (16 %), les comptes de messagerie mail sont une porte d'entrée idéale pour les pirates en quête de données privées ou professionnelles.
« Les messageries électroniques personnelles renferment souvent les clés pour pénétrer dans votre royaume. Les cybercriminels font main basse sur tous les éléments présents dans votre boîte de réception et peuvent modifier les mots de passe que vous utilisez pour accéder à d’autres comptes en ligne. Il leur suffit de cliquer sur le lien classique de demande de changement de mot de passe, disponible en cas d'oubli de celui-ci, puis d'intercepter le message afin de vous empêcher d'accéder ultérieurement à vos comptes », rappelle Laurent Heslault. « Vous devez protéger l’accès à votre messagerie électronique en utilisant des mots de passe complexes et les modifier régulièrement ».
Pour retrouver davantage d'informations issues du Norton Cybercrime Report pour l'ensemble du monde ou pays par pays, rendez-vous sur : http://www.norton.com/2012cybercrimereport.
Méthodologie employée pour le Norton Cybercrime Report
Du 16 au 30 juillet 2012, StrategyOne a réalisé des enquêtes en ligne auprès de 13 000 internautes adultes âgés de 18 à 64 ans et résidant dans 24 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Danemark, Emirats arabes unis, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Suède et Turquie). La marge d'erreur pour l'échantillon total (n = 13018) est de 0,9 %, avec un indice de confiance de 95/100. 1000 internautes adultes ont été interrogés à la fois aux Etats-Unis et en Inde, et 500 dans les autres pays. Les données mondiales ont été pondérées pour garantir une représentation homogène de tous les pays : adultes rapportés à n500.
A propos de Norton by Symantec
Norton protège ce que les utilisateurs ont de plus précieux sur tous les aspects de leur vie numérique. Norton propose une gamme de solutions de sécurité comprenant à la fois des technologies destinées à la protection des PC et des smartphones, des services d’assistance technique et des solutions de sauvegarde en ligne. Retrouvez Norton sur Facebook : http://www.facebook.com/nortonFR
À propos de Symantec
Symantec protège les informations du monde entier et est le leader mondial des solutions de sécurité, de sauvegarde et de disponibilité des données. Nos produits et services innovants protègent les individus et les informations dans tous types d’environnement, de l'appareil mobile le plus petit aux systèmes de cloud computing, en passant par les datacenters d'entreprise. Notre expertise de pointe dans la protection des données, des identités et des interactions donne confiance à nos clients dans le monde connecté qui est le nôtre. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.symantec.com/fr; restons connectés sur http://go.symantec.com/socialmedia
i Indications basées sur les coûts financiers directs et les pertes générés par des actes de cybercriminalité, tels que l'escroquerie et le vol, ainsi que par les réparations induites.
ii Symantec Corporation, édition 2012 de l'étude « Norton Cybercrime Report », publiée en septembre 2012 : http://www.norton.com/2012cybercrimereport. Les conclusions sont des extrapolations basées sur les résultats d'une enquête menée dans 24 pays auprès d'adultes âgés de 18 à 64 ans. Le coût financier de la cybercriminalité ces 12 derniers mois (110 milliards de dollars américains) est calculé de la manière suivante : nombre de victimes au cours des 12 derniers mois (par pays) x 197 dollars américains qui est le coût financier moyen de la cybercriminalité (par pays).
iii 18 victimes de cybercriminels chaque seconde et 1,5 million par jour. Des chiffres obtenus de la manière suivante : nombre de victimes au cours des 12 derniers mois (voir ci-dessous) soit 556 million / 365 jours par an / 24 heures / 60 minutes / 60 secondes.
iv Le coût moyen par victime comme indiqué dans l'édition 2011 du Norton Cybercrime Report, se montait à 264 dollars américains.
v Le chiffre de 556 millions de victimes dans 24 pays au cours des 12 derniers mois est calculé de la façon suivante : la dernière enquête menée pour le NCR montre que 67 % des adultes dans 24 pays ont déjà été victimes de cybercriminels, et que sur ce nombre 46 % l'ont été au cours des 12 derniers mois. La population d'internautes par pays (24 pays au total = plus d'1 milliard selon la publication World Factbook de la CIA) x % de cybercrimes par pays toutes années confondues x % de cybercrimes dans les 12 derniers mois dans chaque pays = 556 millions (somme des 24 pays).
vi Nations unies, Division consacrée à la population – Ministère des Affaires économiques et sociales : prévisions d'évolution de la population mondiale : révision de 2010, population totale (des deux sexes) répartie par grande zone, par région et par pays, annuellement entre 1950 et 2100 (chiffres exprimés en milliers), publiée en 2011 : http://esa.un.org/wpp/Documentation/pdf/WPP2010_Volume-I_Comprehensive-Tables.pdf
vii Symantec Corporation, édition 2011 du Norton Cybercrime Report, publiée en septembre 2011 : http://norton.com/cybercrimereport. Le nombre de victimes de la cybercriminalité ciblant les appareils mobiles est passé de 10 % (Norton Cybercrime Report 2011) à 13 % cette année (Norton Cybercrime Report 2012).
viii Symantec Corporation, étude « Symantec Internet Security Threat Report » (Volume 71), publiée en mars 2012 : http://www.symantec.com/threatreport/.